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Témoignages

LE FILM : "Le Réseau SAGNE ou comment chacun fait sa part"

 


Emmanuel FORICHON,
propriétaire de sagnes dans le Sidobre

« J’aimais me perdre, enfant, dans les marécages du haut Sidobre. Mes bottes s’enfonçaient parfois dans un trou d’eau, alors je sautais sur un rocher rond comme un îlot.

Des années plus tard, dans cet endroit sont apparus des piquets fichés en ligne : on voulait y tracer une piste forestière. Avec plusieurs voisins nous avons fait notre possible pour défendre cet espace fragile. Nous avons réussi à convaincre : la piste ne s’est pas faite. Nous nous sommes souvent retrouvés. Nous savions que ces lieux retenaient l’eau comme un trésor. Avec le temps nous avons mesuré leur vulnérabilité, que menaçaient des aménagements mal conçus.

Un jour, pour mieux comprendre nos sagnes, nous avons invité Jacques et Céline. Ils nous ont proposé de rejoindre ces gens qui, un peu partout, comme nous, aiment les zones humides. Ni injonction, ni formalité à remplir. Avec mes voisins, j’ai adhéré volontairement au Réseau Sagne. C’est un lieu d’enrichissement intellectuel et d’humanisme, un lien qui éclaire notre conscience de citoyens de la Terre et nous rend collectivement responsables.

Ensemble nous préservons nos sagnes. Et nos petits enfants à leur tour en découvriront la richesse. »


Lucien et Françoise VIALA,
éleveurs de brebis et producteurs de fromages, en système biologique

Nous avons rencontré le Réseau SAGNE en 2001. C’était le tout début. On avait un problème de sagne qu’on arrivait pas à entretenir avec nos brebis. On nous conseillait bien de drainer, mais nous ça nous plaisait pas. Alors avec Jacques THOMAS, du Réseau SAGNE, on a appris découvrir ce milieu et ses richesses. Il nous a montré comment ça fonctionnait, les plantes qui y poussaient et on a décidé ensemble de mettre des vaches d’Ecosse pour rouvrir le milieu par du pâturage. Nous on s’est chargé des clôtures, et le Réseau SAGNE nous a trouvé des vaches.

Aujourd’hui on fait la surveillance, on affourage en hiver en complément, et la sagne a changé d’allure.

Ce qui est bien avec le Réseau SAGNE c’est que pour une fois, on n’a pas en face de nous des gens qui veulent nous vendre des mesures toutes faites en échange de primes. Notre motivation à nous c’est donner à nos enfants une terre vivante.


Jean-Claude et Thérèse FARGUES,
retraités, propriétaires d’une sagne abandonnée

Nous avons connu le Réseau SAGNE par le bouche à oreille, un peu par hasard. Nous sommes propriétaires d’une sagne qui n’est plus pâturée depuis 30 ans et qui s’est progressivement fermée. Maintenant c’est plein de touradons, ces espèces de buttes, qui empêchent de marcher. Et le drame avec cette fermeture c’est qu’on y voit plus de bécassines.

Moi j’aimerais retrouver la sagne d’autrefois et surtout y voir le retour de la bécassine. Bien sûr ça coûte cher de remettre ça en état, et nous on n’a pas de vaches ou de chevaux à y mettre. Alors on a choisi avec le Réseau SAGNE de décaper des petites surfaces pour faire des zones refuges pour les espèces rares.

Plus tard, nous espérons bien pouvoir installer une clôture et quelques vaches pour recréer les conditions favorables à la bécassine.

Cependant, notre motivation n’est pas seulement et égoïstement cynégétique. Elle procède aussi de désir profond de voir la sagne rétablie dans son rôle ancestral de régulateur et de réserve hydraulique.


Alain SENEGAS,
éleveur de vaches Limousines pour la boucherie

C’est Coralie, l’animatrice du Réseau SAGNE qui est venue me trouver et me dire que ma sagne était très intéressante. Moi j’ai toujours pensé qu’il fallait faire attention à la nature et que tout drainer était une erreur. On a tous besoin de l’eau. Elle est chez nous, mais après elle coule chez le voisin, alors on a une responsabilité.

J’ai adhéré au Réseau SAGNE tout de suite parce que j’ai appris plein de choses sur les sagnes. A côté de chez moi, il y a une sagne qui appartient à la commune, et je voudrais bien la restaurer pour pouvoir y mettre mes bêtes, surtout en été, quand il n’y a plus d’herbes à pâturer à cause de la sécheresse.

Le Réseau SAGNE m’a aidé à demander les subventions et je vais pouvoir réaliser mon projet.


Jean-Jacques et Francine VIEU,
éleveurs de bovins viande

J’avais une sagne dont je voulais me débarrasser parce que je ne pouvais pas l’entretenir et que je la trouvais inutile. Après une pénurie d’eau sur mon exploitation, j’ai fait venir un sourcier qui m’a expliqué qu’une bonne partie de ce précieux liquide qui se trouvait autour de mes bâtiments, provenait de cette sagne et que j’avais tout intérêt à la garder.
J’ai pris alors conscience de ce patrimoine.

J’ai contacté le Réseau SAGNE, le technicien est venu m’expliquer sur le terrain comment l’eau accumulée en hiver est progressivement relâchée en été ; il n’était alors plus question de vendre ce terrain.
J’ai adhéré au Réseau SAGNE et je vais maintenant remettre en état cette parcelle, par broyage d’abord, et puis par pâturage. Je suis également chasseur et je sais l’importance des zones humides pour le petit gibier (bécasses, bécassines), mais également pour le grand gibier comme le sanglier ou le chevreuil.

Aujourd’hui l’Homme n’en fait qu ‘à sa tête sans se soucier des éléments qui l’entourent. L’eau et l’air sont des biens trop précieux pour ne pas se préoccuper du sort qu’on leur réserve. Nous avons une responsabilité vis-à-vis de nos enfants à qui nous devons céder ce patrimoine en bon état et leur dire que sans eux, on ne vit pas.


Philippe SEGUY, GAEC de la Riole
éleveurs de bovins viande

témoignages Seguy GAEC Riole Le GAEC de la Riole a adhéré au Réseau SAGNE, et est devenu associé de la coopérative Rhizobiòme, afin de pouvoir pomouvoir le travail que l’on fait depuis longtemps sur les zones humides et d’être reconnus pour insciter d’autres personnes à faire de même.

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